S12 : Résoudre ses problèmes de positionnement : Mes propres erreurs

Ça fait 2 semaines que je me suis lancé et j'ai fait quelques erreurs qui auraient pu me coûter cher. Je les stocke ici pour que ça devienne des leçons pour la suite et pour les autres.

S12 : Résoudre ses problèmes de positionnement : Mes propres erreurs
Marseille

C’est plus facile de donner des conseils aux autres, que de se les appliquer à soi-même.
Voici la grossière erreur de positionnement que j’ai faite en me lançant en indépendant.

Le but ici est de partager mes erreurs pour aider les autres à ne pas faire les mêmes.

Un mauvais positionnement

J’ai une chaîne YouTube sur laquelle je parle d’outils.
Une newsletter sur la productivité.
Une chaîne Twitch sur laquelle je “build in public”.
Un compte Linkedin sur lequel je parle de tout ça.
Je vends des formations en ligne.
Je viens de sortir un “mini-saas”.

Et pendant ce temps-là je dis que je suis consultant en marketing et crm…

Ce que je dis publiquement n’a aucun rapport avec ce que je propose.

  • Est-ce que je suis freelance ou créateur de contenu ?
  • Est-ce que je vends des services autour de la tech ou du crm ?

Tout ça c’est pas clair et on me l’a fait remarquer.
Au-delà de la démultiplication des supports, mon positionnement n’est pas évident.

En fonction du support sur lequel on me suit, on ne perçoit pas la même “valeur”.
Il a donc fallu que je fasse un gros travail sur cette partie pour assainir le message.

Sauf que pour pouvoir le faire, encore fallait-il que le positionnement soit évident pour moi.
Car s’il ne l’était par pour les autres, c’est surtout parce qu’il ne l’était pas pour moi.

La première chose à faire c’est de définir clairement le service qu’on propose.

Ne pas se sous-évaluer

Je viens de quitter la société que j’ai créée il y a 10 ans, pour me lancer en freelance.
Et je me suis vendu comme la personne que j’étais il y a 10 ans juste avant de monter ma boîte.

Comme si ces 10 années ne m’avaient rien apportées en termes de compétences.

Avant ça j’étais consultant fonctionnel sur les logiciels de gestion.
En gros, j’intervenais dans des entreprises pour les aider à déployer une solution de gestion (Crm, Erp, Reporting, etc.).

Au moment de me lancer en freelance, je me suis raccroché à cette compétence en me vendant comme tel.
Comme si les 10 années que j’avais passées à créer une entreprise ne m’avaient rien apportées.
Je me suis inscrit sur une plateforme de freelancing comme “Consultant CRM”.
Sauf que ça, c’était le métier que je faisais il y a 10 ans.
Pas celui que je fais depuis 10 ans.

Le métier que je fais depuis 10 ans, c’est celui de chef d’entreprise.

Il a fallu que je fasse un rdv avec un prospect (Qui est devenu un client depuis 👋), pour me rendre compte que ma valeur actuelle n’était plus celle d’il y a 10 ans.
Que désormais je pouvais apporter quelque chose de différents aux entreprises.

Il a donc fallu que je définisse clairement l’accompagnement que je pouvais proposer 👇

Trouver sa mission

J’ai fait un gros travail de brainstorming pour tenter de définir ce qui caractérisait le mieux mon travail et surtout, ce qui caractérisait le mieux la valeur que je pouvais apporter aux entreprises.

Ça, c’était samedi en fin d’après midi.
”Mais purée, les gens ne comprennent pas ce que je fais, mais c’est surtout parce que je ne sais pas mettre un nom dessus”.

J’ai donc décidé d’aller courir.
C’est ce que je fais en général quand j’arrive plus à réfléchir.

Après une grosse séance de seuil pendant 1h, ça m’est apparu comme une illumination en prenant ma douche.
Je me suis posé la question que je pose aux entreprises que j’accompagne.

“Mais c’est quoi ta mission en fait ?”

La réponse est sortie en 2 secondes, alors que ça faisait 3h que je réfléchissais dessus.

“J’aide les dirigeants à mettre en place une stratégie pour faire plus de business”.

On s’en fiche si c’est du marketing, de la stratégie commerciale, de la tech ou de l’organisation interne.
Ce qui compte c’est l’usage.

Donc désormais j’accompagne les entreprises pour les aider à performer avec la bonne stratégie et les bons outils.

En d’autres termes, je fais du conseil en stratégie.

Je ne l’assume pas encore tout à fait, mais je crois que c’est le terme connu qui se rapproche le mieux de la valeur que j’apporte.

Il ne s’agissait pas d’inventer encore un nom de métier farfelu comme on peut le voir sur les réseaux.
”Je fais éclore les idées pour les laisser planer vers les clients”.

Je suis consultant en stratégie et je crois qu’après tout ce parcours, je suis en droit de l’assumer.

Exécuter ce message à travers sa marque personnelle : positionnement

J’ai mis le doigt sur le positionnement, mais ça n’est pas parce que je vais changer ma baseline sur Linkedin que tout va devenir limpide pour autant.

Le travail ne fait que commencer.

Voici ma stratégie pour réaligner ce positionnement :

  • Synchroniser tous les supports vers cette mission “Aider les entreprises à performer avec la bonne stratégie et les bons outils”.
  • Rationaliser les supports de diffusion, car ce qui est clair pour soi-même n’est pas clair pour les autres.
  • Et surtout, trouver des clients sur ce genre de mission.
    ”Il y a deux façons de devenir pompier.
    En portant l’uniforme ou en éteignant des feux”.

Quelques actions concrètes que j’ai pu mener rapidement :

  • Tout mon contenu est redevenu gratuit.
    Car je ne vends pas du contenu, je vends du conseil aux entreprises.
    Le contenu m’aide à trouver des clients, mais n’est pas censé me rapporter de l’argent lui-même (Je m’étais un peu égaré en chemin sur la voie de l’infopreneur)
  • J’ai supprimé ma newsletter “coulisses”, c’était pas clair et quand c’est pas clair, c’est compliqué.
    Désormais j’écris et si j’ai envie d’envoyer, j’appuie sur “envoyer”.
  • J’ai supprimé ma chaîne secondaire YouTube avec les replay des live.
    Pareil que pour la newsletter, c’était compliqué.
  • Le projet “StackGuide” avec lequel je voulais aider les entreprises à trouver les meilleurs outils est devenu une base de données Notion accessible sur demande.

Simplicité…


En me lançant je n’ai suivi aucun des conseils que je donne aux autres.
J’ai passé un temps fou sur ma marque personnelle et sur la communication, alors que j’aurais dû passer tout ce temps à trouver des clients.

Quand on se lance on redoute toujours le moment ou il faut commencer à trouver des clients, car ça nous confronte à la réalité du marché dans lequel on se lance.

Sauf que ce qui différencie un hobby d’un projet de business, c’est l’argent qu’il rapporte.
Tôt ou tard il faut s’y mettre.

J’ai perdu 15 jours… J’ai confondu vitesse et précipitation.

Donc je partage mon expérience si elle peut servir à d’autres.