S11 : Ma première semaine en tant que solopreneur

Je vous emmène avec moi dans ma première semaine en tant que solopreneur, je vous explique tout ce que j'ai fait en priorité pour lancer mon activité. C'est parti pour les coulisses.

S11 : Ma première semaine en tant que solopreneur
Apple Store Marseille

Si vous débarquez cette semaine, je viens de quitter l’agence que j’ai co-créée en 2014 et dans laquelle je bossais jusqu’à présent.

Je lance mon activité en solo autour des meilleurs outils et méthodes pour améliorer le business des entreprises (Conseil en marketing, création de contenu sur la tech, formation en ligne, produits digitaux).

Dans cette édition je vais vous partager les coulisses de cette première semaine.

Au programme :

  1. Trouver ses premiers clients
  2. Calculer son point mort
  3. Construire sa journée type
  4. Trouver sa stack d’outils
  5. Diversifier ses revenues

Autant dire que la semaine a été chargée, c’est parti !


1. Trouver ses premiers clients

(Spoiler alert : J’ai trouvé 3 clients en 1 semaine, pour un total de commande de 5,2k€ et un TJM de 645 € / jour)

Quand on lance un business, que ça soit en solo ou en équipe, la problématique est la même : Il faut trouver ses premiers clients.

Si vous me connaissez je suis un grand fan de l’inbound marketing.
Juste avant de quitter ma société, on avait une stratégie 100% inbound qui nous permettait de générer près de 200 leads par mois.

Le “problème” avec la stratégie inbound marketing, c’est qu’elle met du temps à se mettre en place.
Certes une fois qu’elle est lancée elle ne bouge plus et il suffit de l’alimenter, mais avant que ça démarre il peut s’écouler plusieurs mois.

Même si j’avais déjà commencé à créer du contenu depuis plusieurs mois, c’était pas suffisant pour générer les premiers leads.

Surtout que mon axe éditorial n’était pas du tout en rapport avec l’activité que je lance en solo.
J’avais fait une recherche de sujet pour que ça serve à mon ancienne activité (Logiciel) et pas pour du conseil en marketing et crm.
Donc le temps que je pivote, il va (aussi) s’écouler quelques mois.

Pas le choix, à mon plus grand désespoir, il a fallu que j’active quelques leviers “outbound” marketing.

Voici ce que j’ai mis en place :

  • Activer le réseau : Linkedin c’est magique pour ça, parfois il suffit juste de prendre des nouvelles des gens et ça peut donner de belles surprises.
    (Bien entendu il faut le faire sincèrement, sinon c’est unilatéral et autant pas le faire).
  • M’inscrire sur une plateforme de freelance (Malt) : C’est la façon simple de trouver des clients rapidement.
  • J’ai continué à créer du contenu plus que jamais : Ce n’est pas parce que c’est pas instantané qu’il faut arrêter (Au contraire).

Et donc vous connaissez déjà le résultat puisque je l’ai annoncé en intro :

  • Un client en coaching
  • Un client en mode projet “one shot”
  • Un client en mode régie “long terme”

J’ai pu tester les 3 facettes du consulting et j’ai déjà une piste sur ce qui me plaît le plus.

C’est rassurant pour un premier mois, mais il ne faut pas prendre la confiance.
Je soupçonne Malt de pousser les nouveaux profils en haut des résultats de recherche.
Histoire de les faire rester en leur prouvant que ça marche (À vérifier).

Petite interlude "promo" #ad :

- Ma formation sur le marketing : Formation inbound marketing
- Ma chaine YouTube : S'abonner
- Cette newsletter : S'abonner
- Un site qui te trouve le meilleur outil à utiliser : (À venir)

2. Calculer son point mort

C’est l’une des premières choses que j’ai commencé à faire, avant même de prendre la décision de me lancer : Calculer mon point mort.

En langage courant : À partir de combien de CA je peux payer toutes les charges de l’entreprise (Salaire compris).

Ça permet de vérifier si le potentiel financier de l’activité est suffisant pour vivre.

Quand on a fait 10 ans en tant que chef d’entreprise avec une boîte qui fait 3M€ de CA, on finit par avoir un bon salaire.

Donc j’avais deux façons de raisonner :

  • Vouloir me payer autant, sans remettre en question mon train de vie
  • Calculer réellement les charges de mon foyer et partir de ce montant comme point de départ

Bon, le but de la manœuvre de ce passage en solo n’était pas de perdre en qualité de vie (Même si qualité de vie ne rime pas toujours avec “argent”, on se comprend).

Mais c’est important de connaître quel est le montant “plancher” de CA à partir duquel on ne meure pas de faim (En gros ahah).

Le calcul m’a donné un objectif de CA à faire de 7 526 €.
Je ne prends pas en compte le salaire de ma compagne, qui vient tout juste de reprendre le boulot (Ça fera un matelas de sécurité).

Ça me paraît largement atteignable car ça représente 12 jours de freelance à 644 € / jour.
D’autant que je n’ai pas que cette seule source de revenus, je vais en parler plus bas.

3. Construire sa journée type

Quand on sort de 10 ans d’agence avec 20 salariés, 2 associés et 300 clients, il y a certaines journées sur lesquels ça n’est plus nous qui avons la maîtrise de notre temps.

Notre quotidien est rythmé par les rdv clients, les réunions internes, etc.

Résultat des courses, on a des journées remplies de tâches qui découlent de notre travail, mais qu’on n’a pas forcément décidées.

Le côté positif de la vie en solo, c’est qu’on peut décider soi-même de son agenda.
En tout cas au début, quand on n’est pas en missions tous les jours, ce qui est mon cas.

C’est le côté positif, mais ça peut vite devenir un côté négatif.
”J’ai rien à faire ? Trop bien, je vais me faire une grosse rando de 20km dans les calanques”.

C’est pour ça qu’une des premières choses que j’ai faite, c’est de construire le planning d’une journée type.
Je sais très bien que je ne pourrais pas m’y tenir tous les jours, notamment les jours sur lesquels je suis en consulting.
Mais au moins ça donne un cadre.

Puis il faut charbonner au début, pour qu’ensuite je puisse intégrer des journées off pendant lesquels je pourrais m’adonner à mes passions (C’est le but).

Je vous partage ma “journée type”.
J’aime bien fonctionner par bloc d’1h30, c’est fou le nombre de choses qu’on peut faire en 1h30 quand on n’est pas dérangés.

Aucun texte alternatif pour cette image

4. Trouver sa stack d’outils

Là on commence à discuter.
Enfin des petites choses croustillantes à faire (Enfin, ça dépend pour qui).

En tout cas pour moi ça a été un véritable plaisir :
Construire une stack affûtée, qui puisse allier “no-brainer, budget et efficacité”.

Je suis assez fier de moi.

C’était le sujet de la newsletter “mémo” de la semaine :

Ma stack parfaite pour me lancer en freelance

Baptiste Carpentier • Feb 9, 2024

Si vous ne le saviez pas, je viens d’annoncer que je quittais la société que j’ai créée il y a 10 ans et dans laquelle je bossais depuis tout ce temps. J’ai un projet à long terme, mais en attendant je voudrais proposer mes services en tant qu’indépendant (En stratégie marketing et commerciale).

Read full story →

5. Diversifier ses sources de revenus (Freelance VS Solopreneur)

Comme dans tous les business, faire reposer 100% de son business sur une seule activité c’est dangereux.

Surtout quand la principale source de revenu c’est la vente de journée de consulting.

Il suffit d’être malade ou d’être en vacance et on a plus de rentrées d’argent.
(Pas de CP pour les indépendants et les arrêts maladie c’est pas la folie).

Déjà je vous rassure, j’ai intégré les CP à mon calcul de point mort cité au-dessus.
J’ai ajouté une provision de 2,08 jours en charge mensuelle.

Mais j’ai surtout commencé à voir comment je pouvais diversifier les sources de revenus.

Voici ma conclusion avec les différentes pistes que j’ai mises en évidence :

  1. Prestation consulting
  2. Coaching (Better call xxx)
  3. Formation en ligne (Formation inbound marketing dans mon cas)
  4. Produits digitaux (Template Notion dans mon cas)
  5. Partenariats avec des éditeurs (Liens affiliés sur du contenu)
  6. Sponso de vidéos YouTube / newsletter (Des marques payent pour apparaître sur des vidéos)
  7. Publicité YouTube (Google balance des publicités sur les vidéos et le créateur est payé pour ça)
  8. Mentoring (Accompagner des étudiants pendant leurs études, bon c’est de la presta en fait)
  9. Une communauté payante
  10. Newsletter payante
  11. J’en oublie sûrement

Dans toute cette liste il y en a déjà 5 qui me rapportent de l’argent.
Je préfère être clair tout de suite : Il n’y a que la prestation de consultant qui me permet de vivre actuellement.

Mais aujourd’hui ne veut pas dire demain, je vais persévérer sur les pistes qui m’intéressent et laisser de côté celles avec lesquelles je ne suis pas à l’aise.

6. (Bonus) Je construis un nouveau projet en public #Buildinpublic

Vous avez dû le voir dans l’annonce du programme, je me lance dans la création d’un mini-site cette semaine.

Je ne sais pas encore comment ça va s’appeler, mais pour le moment je l’appelle “SolveStack”.

En gros c’est une plateforme qui permet aux entreprises de trouver le meilleur outil en fonction d’une problématique donnée.

  • Les dirigeants remplissent un petit formulaire avec le détail de la situation.
  • 24h après ils reçoivent une réponse détaillée avec le process à mettre en place et le bon outil à déployer.

Est-ce que c’est un outil basé sur l’IA ? Non, justement.

Autant utiliser ChatGPT si c’est pour faire ça.

Là le but, c’est que ça soit des humains qui répondent en fonction des domaines sur lesquels les problématiques sont posées.

J’ai pas envie d’en faire un truc scalable, j’ai juste envie de rendre le concept de coaching asynchrone.

  • Une question en formulaire
  • Une réponse à l’écrit (En supplément : Petite vidéo loom et/ou visio).

Je n’ai aucun talent de développeur, mais pour savoir s’il y a de la traction, je vais bricoler un MVP en no-code et on verra plus tard pour la tech.
”Si t’as pas honte de ton projet quand il sort, c’est que tu l’as sorti trop tard”.

La stack :

  • Tally pour le form (Branché à Stripe)
  • Notion pour stocker les demandes et les réponses
  • Claap pour les mini-vidéos
  • Cal Com pour réserver les visios
  • Google meet pour faire les visios (Claap pour les replay)
  • Zapier (Je ne sais pas encore pourquoi, mais je vais forcément en avoir besoin)

J’ai du temps, donc autant le mettre à profit pour assouvir les petites idées que j’ai depuis quelque temps (Quel mytho, j’ai eu l’idée il y a 2 jours).

Pour suivre l’aventure :


Voilà, c’est tout pour cette semaine.

Petit récap de cette newsletter “Le mémo” :

  • Tous les vendredis : La tech pour ton business
  • Tous les dimanches : Coulisses

Bonne semaine 👋

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