De la contrainte naît la créativité

Ce n’est pas la contrainte qui détermine l’objectif, c’est l’objectif qui nous permet de lever les contraintes.

Hey 👋,

Comment se passe votre semaine ?
Parfaitement bien j’espère :)

La mienne est rythmée par la petite révolution que nous sommes en train de mener chez BLC.

D’ailleurs cette petite révolution m’a permis de faire le point sur des choses un peu plus profondes et je me suis dit que ma réflexion pourrait sûrement vous intéresser.

Attention c’est brutal !

Exceptionnellement j’ai envie de laisser la productivité et les outils de côté.
Juste le temps de cette réflexion presque philosophique.

Pour prendre un peu de hauteur en vous partager une méthode de pensée qui a radicalement changé ma façon de réfléchir au cours des derniers mois :

Penser aux objectifs avant de lister les contraintes

Alors accrochez-vous on y va !

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Si on avait listé les contraintes avant l’objectif, on aurait encore des téléphones avec des touches et des stylets — Photo by Konsepta Studio on Unsplash
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L’objectif avant les contraintes

Depuis quelque temps je pense d’abord aux objectifs, avant de penser aux contraintes.
J’ai remarqué que la plupart des gens (moi le premier) avaient tendance à lister les contraintes avant de creuser l’objectif.

Comme quelque chose de naturel, d’inexpliquée… Presque instinctif.

Prenons un exemple :

“Je ne peux pas faire le travail qui me plaît vraiment, parce que j’ai besoin de mon job actuel pour ma sécurité financière.”

C’est la façon de penser “classique” de la majorité d’entre nous, en tout cas c’était la mienne jusqu’à il n’y a pas encore si longtemps.

Mais depuis peu j’ai décidé de partir de l’envie, plutôt que de la contrainte.
Reprenons le même exemple et voyons ce que ça donne.

“Je veux faire le travail qui me plaît, comment je pourrais m’organiser pour avoir la sécurité financière nécessaire pour atteindre mon objectif.”

Il y a une différence fondamentale dans les deux façons de voir les choses :
1/ En partant de la contrainte on a tendance à abandonner l’objectif :
Je ne peux pas faire ceci, parce que cela…

2/ En partant de l’objectif on cherche à lever les contraintes et donc à être créatif pour y arriver :
Je veux faire ceci, comment je peux contourner cela

Ce qui est dingue c’est que ça s’applique à tous les domaines de la vie.
Des choix les plus banals du quotidien, comme les choix les plus stratégiques.

  • Je ne peux pas faire ce sport parce que je n’ai pas le bon matériel.
  • Je ne peux pas méditer le matin parce que mes enfants se lèvent tôt.
  • Je ne peux pas partir faire le tour du monde pendant 1 an parce que j’ai une entreprise.
  • Je ne peux pas déménager car mon boulot est à côté.

C’est contre intuitif, mais je vous propose d’essayer cet exercice sur les décisions que vous aurez à prendre dans les prochains jours / semaines :

Ne listez pas les contraintes avant d’avoir clairement défini l’objectif et avant de l’avoir écrit noir sur blanc quelque part, comme un but à atteindre.

Vous verrez que ça n’est pas si facile, c’est presque un réflexe naturel de réagir avec des contraintes, mais quand on arrive à s’en détacher, c’est là qu’on commence à déplacer des montagnes.

  • En premier l’objectif
  • Ensuite les contraintes

Savoir ce dont on a réellement envie.

Ok, c’est bien de commencer par l’objectif.
Mais comment savoir précisément ce dont on a envie ?

C’est pas si facile de savoir vraiment ce qu’on veut, d’autant plus que sans le savoir notre cerveau va se brider en rejetant automatiquement les idées et les objectifs qui lui paraissent irréalisables.

De la même façon que pour atteindre ses objectifs, il va falloir se détacher des contraintes pour mener son introspection.

Il se peut que dans certains cas, la perception de nos envies ne reflète pas réellement ce qu’on veut au plus profond de nous.

J’aime bien poser la question suivante :

« Si on te payait une grosse somme d’argent pour faire un job, lequel choisirais-tu ? ».

Si on part du principe que l’argent est souvent la contrainte qui nous empêche de faire les choses, le fait de se projeter dans un monde idéal ou l’argent n’est plus une contrainte, nous permet de faire ressortir nos envies les plus profondes.

Forcément, une fois que la contrainte est levée, notre cerveau peut réfléchir librement.

Essayez ! Oui, là tout de suite !
Répondez à la question :

« Si on vous payait une grosse somme d’argent pour faire un job, lequel choisiriez-vous ? ».

Ou encore mieux

« Si vous pouviez toucher la somme d’argent de votre choix tous les mois, que feriez-vous de votre vie ».

Pourquoi se limiter à un “travail”, nos envies profondes vont beaucoup plus loin que ça.

Alors ? Ça secoue non ?

De la contrainte naît la créativité

Le fait de se libérer des contraintes pour savoir ce qu’on veut c’est bien beau.
Mais ça ne veut pas dire qu’il faut complètement laisser de côté la réalité pour tout plaquer.

La contrainte doit être le moteur qui nous fait avancer et non la conséquence qui nous fait arrêter.

Il faut s’en servir pour trouver les solutions qui vont nous permettre d’atteindre notre objectif.

Je repense souvent au fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard.

C’est un passionné de surf et d’escalade.
Quand il a créé Patagonia et que la société a pris de l’ampleur, il a eu peur de ne pas pouvoir continuer à assouvir ses envies, car il allait devoir diriger la société.

Il aurait pu se dire :
”Je ne peux plus surfer parce que je dois diriger la société”

Mais il ne s’est pas démonté et a fait la même démarche que celle que nous sommes en train de faire :

“Je veux surfer tous les jours, comment je peux faire en sorte que la société continue d’avancer sans moi.”

Il a fait de son envie une priorité et s’est servi de ses nouvelles contraintes pour trouver des solutions.

Résultat, il a pris du recul et a placé des dirigeants à la tête de l’entreprise.
Ça lui a permis de libérer du temps pour continuer à surfer librement.

Mais vous savez ce qui est le plus fou dans cette histoire ?
C’est qu’il a appliqué la même vision à l’intégralité de son équipe.

Il a fait en sorte que l’équipe puisse quitter le boulot dès que les conditions étaient réunies pour une grosse session de surf.

Il a résumé sa vision dans un livre incroyable, c’est LE livre que je recommande quand on me pose la question :
”Let my people do surfing” (En français, “Confession d’un entrepreneur pas comme les autres”)


Alors le seul conseil que je me permettrais de donner :
Partez de l’envie et construisez votre chemin autour.

Ce n’est pas la contrainte qui détermine l’objectif.
C’est l’objectif qui nous permet de lever contraintes.

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